L'opération "M'ton dos", lancée par la FCPE (la principale fédération de parents d'élèves), débute lundi et aura lieu jusqu'au 29 septembre. Pendant ces deux semaines, plus de 200 masseurs kinésithérapeutes donneront des consultations gratuites aux élèves de CM1, CM2 et 6e, afin de prévenir les douleurs de dos chez ces enfants et adolescents.
Car le constat est édifiant : "entre 50 à 60% des collégiens déclarent souffrir d'un mal de dos au moins
une fois dans l'année et les problèmes de dos coûtent globalement deux milliards d'euros par an de soins, alors que des mesures efficaces de prévention permettraient d'éviter tout cela", a
estimé le président de la FCPE, Jean-Jacques Hazan.
20% du poids de l'enfant
Lors de la précédente campagne en juin 2009, un millier de bilans avaient été dressés par 180 masseurs kinésithérapeutes volontaires. Selon les résultats de l'enquête de 2009, le poids des cartables représente en moyenne 20 % du poids de l'enfant, alors qu'il ne devrait pas excéder les 10 %, selon les recommandations de kinésithérapeutes reprises dans une directive du ministère de l'Education nationale.
En moyenne, les cartables pèsent deux fois plus que ce qu'ils devraient, environ 5 kg en primaire et jusqu'à 10 kg à l'entrée en 6e.
Les directeurs d'établissements soulignent néanmoins les moyens récemment mis en œuvre pour alléger les cartables : livres brochés et non plus reliés, diminution du grammage du papier, cahiers de 96 ou 48 pages au lieu des traditionnelles 192 et mise à disposition de casiers dans les écoles.
Le numérique, solution miracle ?
Pour Michel Richard, secrétaire général adjoint du Syndicat national des personnels de direction de l'Education nationale, "la vraie résolution du problème se trouve dans le passage au numérique, les élèves n'auront alors plus besoin que d'un ordinateur portable ou d'une tablette".
Mais pour les kinés, le tout-numérique ne sera pas forcément un remède miracle, car "il n'est pas plus facile de rester dans une bonne position devant un ordinateur que de porter un sac", a averti Frédéric Srour, vice-président du Syndicat national des kinésithérapeutes et rapporteur du projet M'ton dos.